Avis d'expert

Philippe Ferlay est ingénieur thermicien. Chercheur, il est notamment auteur du livre ‘‘Mesure du coefficient Ubat d’un bâtiment existant’’, disponible aux Editions parisiennes.

Philippe Ferlay a suivi quotidiennement la maison Vermont pendant une saison de chauffe, avec une méthodologie différente de celle utilisée par le CRITT Bois. Voici la synthèse de son étude :

La maison Vermont construite par  la société Ecoxia a été examinée lors de la saison de chauffe 2013-14 selon la méthode du livre ‘Mesure du coefficient Ubat’, une méthode qui conjugue un calcul énergétique et un calcul statistique.
Si le coefficient Ubat est toujours calculé avec soin pour un bâtiment neuf, il n‘est en revanche jamais ‘mesuré’ in situ à partir des relevés de consommation d’énergie. Par calcul, il résulte que la maison se caractérise par un  coefficient Ubat (0.4 W/m2K) ; cette  valeur du coefficient Ubat s’avère  très basse au regard des valeurs communément observées sur le parc immobilier français.

La méthode du livre permet aussi de modéliser la consommation de chauffage et de ventilation en fonction des degrés jours unifiés avec un degré de finesse remarquable. En outre, la modélisation permet aussi de s’affranchir de la douceur exceptionnelle du dernier hiver et il résulte,  avec un taux de confiance statistique élevé, que l’énergie électrique absorbée pour le chauffage et la ventilation vaudrait 24.4 KWh/m2  sur une période de chauffe normalement rigoureuse (2600 DJU et 232 jours) au sens de la statistique.

Rapporté en termes financiers, le cout du chauffage et la ventilation sur cette période s’élève à  447 €TTC, soit une somme très faible en comparaison avec les dépenses équivalentes habituellement  enregistrées en France.
Les résultats attestent d’une isolation thermique et d’une étanchéité à l’air renforcées mais la maison Vermont montre aussi une bonne capacité à restituer les apports de chaleur gratuits, qu’ils soient d’origine solaire ou interne comme les déperditions d’appareils ménagers électriques ; ce qui réduit d’autant le besoin de chauffage.
Enfin, en conclusion, la maison Vermont est une solution technico-économique adaptée à la transition énergétique actuelle.